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La douleur de l’aveuglement, la joie de la découverte de soi
Par Nancy B., Caroline du Sud
Le Lien, Vol. 10, No. 2, 2007
Un samedi après-midi, après des années de vie au contact de la maladie de l’alcoolisme, la vérité m’est apparue. Révéler ma souffrance et ma peur était une simple façon d’admettre que ma vie était devenue incontrôlable. La fille d’une amie, laquelle me rendait visite, m’a parlé d’Al-Anon. Avant ce jour-là, je n’avais aucune idée de ce qu’était Al-Anon et de ce que ce programme pouvait m’offrir.
Pendant des années, j’avais remarqué un panneau bulletin à l’église qui mentionnait Al-Anon. Je savais aussi où la réunion se tenait ce soir-là. Aujourd’hui, je pense que ma Puissance Supérieure m’avait préparée pour cet après midi-là.
Les membres Al-Anon m’ont chaleureusement accueillie avec des visages souriants. Ce soir-là, j’ai découvert l’espoir. J’ai non seulement vu et entendu parler d’espoir, mais les membres m’ont montrée qu’ils avaient en eux assez de paix et de sérénité que je savais que je voulais ce qu’ils avaient. J’ai aussi entendu l’expression « S’occuper de ses affaires », laquelle j’ai commencé à mettre en pratique.
Il y a longtemps de cela, plutôt que de dire honnêtement qui j’étais vraiment, je fabriquais des histoires sur la personne que je voulais que les autres voient en moi. C’est autour des tables de réunions Al-Anon que j’ai commencé à être honnête envers moi-même et que j’ai commencé à ôter mon masque.
C’est en avançant à petits pas que j’ai appris ce que sont les sentiments et j’ai admis à quel point la maladie m’affectait. Bientôt, la lourde charge qui pesait sur mes épaules a commencé à s’alléger et je voyais, moi aussi, ma vie différemment.
Je crois vraiment qu’en mettant en pratique les Étapes Al-Anon, en ayant un Parrain ou une Marraine qui nous montrent leur soutien, en développant une relation plus intime avec ma Puissance Supérieure et en m’engageant dans le service, j’ai pu échanger mon masque contre mon vrai visage. J’ai découvert de la joie dont j’ignorais l’existence.
Al-Anon est un programme qui m’a donné une vie. J’ai découvert qui je suis vraiment – une personne prête à prendre des risques et à rêver de nouveau. Je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui ont tendu la main de l’amour sans aucune condition. Maintenant, je peux redonner ce que j’ai reçu.
© Al-Anon Family Group Headquarters, Inc. 2007. Tous droits réservés.
La première Étape : la tourmente et la tranquillité au bord de l’océan – je suis impuissante
Par Barb R.
Le Lien, Vol.10, No. 2, 2007
Alors que j’étais assise au bord de l’océan, il était évident qu’une Puissance supérieure à moi-même était présente. La mer était immense – les vagues déferlaient sans s’arrêter. Rien que je ne puisse faire pourrait interrompre le mouvement, changer les vagues de manière significative ou bloquer l’énorme quantité d’eau qui s’étalait jusqu’à l’horizon et au-delà. J’étais complètement impuissante devant cette masse d’eau.
Au cours de la semaine, j’ai observé les personnes qui allaient à la plage. Lorsque la mer était violente et agitée, la plupart des gens prenaient note des avertissements et restaient sur la côte. Certains s’y sont quand même aventurés et se sont fait ballotter dans tous les sens. Une personne s’est fait érafler et était en sang; une autre s’est fait prendre dans un contre-courant – un maître-nageur a dû la secourir.
Lorsque que les eaux étaient calmes, des personnes de tout âge se relaxaient dans l’eau où l’océan les massait délicatement. Quand les vagues sont devenues un peu plus hautes, les gens ont pris plaisir à s’allonger ou à attraper une vague sur leur planche de surf.
Le plaisir et la tranquillité provenaient de l’acceptation de l’océan tel qu’il était et d’y répondre conformément. Aucune dose de câlins ne pouvait faire apparaître des vagues pour faire du surf un jour calme. Aucune dose de hurlements ou de gémissements ne pouvait calmer une mer agitée un jour d’orage.
Dieu a utilisé ma semaine à la mer pour m’aider à voir qu’il y a au moins une chose immense sur laquelle je suis complètement impuissante – que je ne pourrai jamais contrôler. Se pourrait-il que je sois tout aussi impuissante devant l’alcool et devant mes êtres chers alcooliques ? Je peux me décontracter, me réjouir et me distraire dans les moments calmes et me retenir de m’aventurer dans les orages lorsqu’ils surviennent.
Ainsi, je peux admettre mon impuissance devant l’alcool, et pourtant garder le contrôle de mes sentiments et de mes réactions. En lâchant prise et en m’en remettant à Dieu, je peux profiter de ma vie de la même façon que je profite de la plage – « Un jour à la fois. »
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Le progrès d’une adolescente :
laisser les envies de tout contrôler de côté et aller au collège
Par Tara M.
Le Lien, Vol.9, No. 4, 2006
À mes débuts dans Alateen, j’aimais tout contrôler. Je croyais que je pouvais contrôler tout ce qui m’environnait, y compris l’alcoolique. J’ai gaspillé tellement de temps à essayer de contrôler sa vie, que ma vie aussi a fini au fond de l’évier. Je ne me mettais jamais en priorité parce que je craignais que cela provoque encore plus de disputes si je ne donnais pas toute mon attention à l’alcoolique comme il le désirait.
C’est à partir de ce moment que la Première Étape et le slogan « Vivre et laisser vivre » sont intervenus. J’ai pris conscience que je n’avais pas le pouvoir de le changer. Je devais plus me concentrer sur ma vie que sur celle des autres. Je devais arrêter de plaire aux autres et me plaire à moi-même.
Étant actuellement dans ma dernière année d’enseignement secondaire, je projette d’aller au collège l’année prochaine pour devenir infirmière, ainsi, je pourrai encore aider à sauver des vies. Essayer de changer une autre personne est impossible. Les autres doivent consentir à changer et la seule personne que je peux changer, c’est moi.
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Communiqué sur le respect de la vie privée
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